Au bout de la rue : trois minutes au coeur du harcèlement de rue

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Trois minutes. C’est la durée de ce court-métrage brut, qui dépeint avec un profond réalisme le harcèlement de rue.  

La nuit est tombée sur la capitale. Une jeune femme quitte ses deux amis pour se retrouver “seule” dans les sombres rues de Paris. Et à présent, tout peut arriver… Voici le début de ce court-métrage au scénario microscopique mais pertinent ! Tourné en plan séquence, Au bout de la rue dépeint avec honnêteté l’alarmant quotidien de milliers de femmes victimes de harcèlement de rue

Extrêmement immersif, ce mini-film long de trois minutes suit les pas d’une jeune femme devenue en l’espace de quelques seconde, une victime : les écouteurs vissés sur les oreilles, la femme fuit. Elle marche au rythme des insultes dont elle fait l’objet. Mais elle ne répond pas. Elle avance d’un point A à un point B, stressée et apeurée. Ce quotidien, c’est celui de nombreuses femmes, chaque jour, dans chaque ville.

Et le réalisateur de Au bout de la rue n’est autre qu’un homme. Âgé de vingt-huit ans, le français Maxime Gaudet a souhaité dépeindre cette triste réalité. Une caméra à l’épaule, il filme la menace en temps réel. Pour tirer la sonnette d’alarme, le jeune réalisateur a choisi de mettre de côté le scénario. Un choix pas si anodin. Certains affirmeront avec naïveté qu’il ne se passe rien, et pourtant… Tout est dit ! Ce plan séquence réussit à nous faire prendre conscience du réel danger que représente le harcèlement de rue !

Au bout de la rue : Court métrage