Critique de Première Année : Un film criant de vérité

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Après avoir dépeint les coulisses du monde hospitalier dans le bluffant Hippocrate, Thomas Lilti s’attaque une nouvelle fois à l’univers de la médecine avec Première Année. Ce film criant de vérité est une plongée réaliste dans l’enfer de la Paces. Critique sous haute tension !

Un cinéma immersif

En 2014, Thomas Lilti transposait son univers sur le grand écran avec Hyppocrate, une tragi-comédie qui prend d’assaut le monde hospitalier. Quatre ans plus tard, le cinéaste français signe une sorte de préquelle de ce précédent long métrage avec Première Année, un film qui dévoile les dessous des études de santé. Et le jugement est sans appel, cette nouvelle immersion dans les coulisses de la médecine est, une fois encore, réalisée avec la plus grande justesse et précision. 

Ce film drôle, intelligent et émouvant, décrit la première et impitoyable année d’études de deux étudiants en fac de médecine : Antoine (interprété par le nouveau chouchou des français, Vincent Lacoste) qui tente le concours pour la troisième fois et Benjamin (incarné par William Lebghil), nouveau bachelier. Ensemble, ils vont devoir faire face à cette année sous pression et tenter de survire à cette pure “boucherie pédagogique”.

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En plus d’être un excellent divertissement (challenge devenu compliqué dans le cinéma français), Première Année se veut être également une œuvre profonde, qui dépeint avec une certaine légèreté une situation pourtant critique et alarmante. C’est ce que démontre Vincent Lacoste dans son rôle d’étudiant-redoublant, victime d’un burn-out. Obnubilé par le travail et son désir incertain de devenir médecin, le jeune homme met inévitablement sa vie en danger en se coupant du reste du monde. Cette situation d’urgence est aujourd’hui une triste réalité. Pression, concurrence, fatigue extrême et isolement social, Première Année est un tableau alarmiste de la vie de milliers d’étudiants en médecine. Loin d’être moralisatrice, cette œuvre est simplement une incroyable chronique fictive, qui s’ancre tout naturellement dans le réel…

Avec cette nouvelle tragi-comédie, Thomas Lilti a une nouvelle fois prouvé qu’il maîtrisait à la perfection le cinéma immersif. Première Année ou quand la réalité rattrape inévitablement la fiction…

Première Année : Bande Annonce

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