Critique Le Cercle littéraire de Guernesey : Le récit d’un voyage romancé

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Le grand classique de la littérature du 21e siècle, continue bel et bien de fasciner. Huit ans après sa publication originale, Le Cercle littéraire de Guernesey reprend vie dans un sublime long-métrage qui vient nous conter, une fois encore, le destin secret de la jeune écrivaine, Juliet Ashton.

 

L’histoire est sur le point de commencer, et chaque jour sera un nouvel élément de l’intrigue. Annie Barrows et Mary Ann Shaffer

 

La rencontre d’une Vie

L’adaptation d’un best-seller est souvent une délicate mission, pour tout cinéaste qui décide de s’aventurer sur cette voie : la fidélité à l’œuvre principale, le choix des acteurs et le respect du scénario, sont des éléments essentiels à la réussite d’une transposition. Parfois c’est un échec (1922), et d’autre fois une réussite inégalable (The Handmaid’s Tale). Le Cercle littéraire de Guernesey fait parti de ce deuxième constat. C’est un succès indéniable. Et derrière cette très belle adaptation, on retrouve le réalisateur Mike Newell (à qui l’on doit le meilleur épisode de la saga Harry Potter : Harry Potter et la Coupe de Feu, 2005).

L’histoire se déroule en 1946, dans un climat d’après-guerre. Juliet Ashton (incarnée à l’écran par la pétillante Lily James, Baby Driver) est une jeune écrivaine londonienne à la carrière toute tracée. Un beau jour, elle reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey, créé durant l’occupation. Soucieuse de découvrir l’âme qui réside derrière ces mots, Juliet décide de partir à l’aventure, loin de son confort londonien et de son prestigieux fiancé. Sur cette île, la jeune femme écrira son histoire… Celle, dont vous connaissez sans doute la fin.

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Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates.

 

À l’image du roman épistolaire de Annie Barrows et Mary Ann Shaffer, Le Cercle littéraire de Guernesey lie subtilement humour et souvenirs douloureux de l’occupation de l’île. C’est un magnifique récit de voyage romancé, dans lequel chaque personnage s’incarne de manière naturelle. Et cette agréable simplicité est évidemment due au casting cinq étoiles de ce film. Lily James brille à  l’écran et transmet aux spectateurs un souffle de fraîcheur, grâce à sa grande spontanéité et candeur naturelle. Michiel Huisman s’accommode, quant à lui, parfaitement de son rôle de « père » protecteur et amant sensible, mentalement brisé par la guerre. Il apporte à cette intrigue une vague d’émotions, à laquelle on ne peut définitivement résister. Il faut évidemment mentionner les performances de Matthew Goode et Katherine Parkinson, qui apportent une pointe d’humour et de légèreté à cette histoire pourtant si sombre. Bref, Mike Newell a magnifiquement réussi à donner vie aux personnages fictifs de ce best-seller. Pour le plus grand plaisir des lecteurs !

Ce long-métrage en costume d’époque possède un charme certain, qui est notamment du aux décors enchanteurs de Guernesey : les landes, l’océan, la ferme… On n’aurait pu rêver cadre plus romanesque pour un drame historique. Scénario subtilement ficelé et narration joliment romancée, Mike Newell a bien compris que pour rendre une œuvre unique en son genre, il fallait mettre à l’honneur cette recette miracle du 7e art. On adore tout simplement. Mention spéciale pour ce très original générique de fin, qui vient conclure en beauté la mystérieuse histoire de ce cercle littéraire. 

Que dire de plus si ce n’est que Le Cercle littéraire de Guernesey, sublime balade historique redécouverte sur le grand écran, donne aujourd’hui matière à un nouveau roman…

Le Cercle littéraire de Guernesey : Bande Annonce