Critique « Victor et Célia » : Entre social et sentimental

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Deux ans après Les Hommes du feu, Pierre Jolivet change de registre en livrant aux spectateurs une comédie sociale et sentimentale pleine de fraîcheur : Victor et Célia

Un vent de bonne humeur !

Comme à son habitude, le réalisateur Pierre Jolivet passe derrière la caméra pour mettre en lumière le monde du travailVictor et Célia raconte ainsi l’histoire d’un homme et d’une femme, tous deux insatisfaits de leurs carrières professionnelles. Ce premier avait un projet : ouvrir un salon de coiffure avec son meilleur ami. Mais après le décès brutal de ce dernier, Victor se retrouve soudainement avec d’importants problèmes financiers qui viennent chambouler son quotidien. Célia, une jeune femme rayonnante, aimerait quant à elle quitter son poste dans un salon de coiffure à cause de son patron qui la harcèle physiquement. Deux histoires bien différentes, mais deux chemins semblables qui vont se rencontrer, puis s’entremêler joliment.

Le point fort de cette romance sociale tient pour beaucoup du profond dynamisme des deux protagonistes. Arthur Dupont (L’Outsider, 2016) et Alice Belaïdi (Le Bureau des Légendes) vivent à fond leur personnage et semblent tous deux en parfaite osmose. Nous sommes instinctivement séduits par cette histoire d’amour peu ordinaire, qui mêle avec subtilité différentes thématiques très importantes, telles que le féminisme ou encore les stéréotypes de genre. Victor et Célia de Pierre Jolivet se dessine ainsi comme une comédie pleine de modernité, qui nous parle à tous avec simplicité, et questionne intelligemment notre regard sur la société d’aujourd’hui. Nous sommes charmé.e.s !

Victor et Célia : Bande Annonce