Elisabeth Moss, une actrice miroir de notre société

elisabeth-moss-la-nouvelle-lumiere-dhollywood

Une mimique caractéristique, un talent démesuré et une prestance incroyable, à seulement 35 ans, Elisabeth Moss a envoûté l’Amérique. Du petit au grand écran, l’actrice polyvalente est devenue la nouvelle étoile hollywoodienne. Retour sur l’essence d’une star. 

Née à Los Angeles en 1982, d’un père manager d’un groupe de jazz et d’une mère joueuse d’harmonica, Elisabeth Moss est une enfant-artiste. À seulement six ans, elle est repérée par des directeurs de casting, qui voient en elle non pas l’avantage d’un physique prometteur, mais un incroyable talent caché. C’est ainsi que dès son plus jeune âge, Elisabeth enchaîne les publicités, les séries pour enfants et les films familiaux. La roue est lancée pour cette jeune enfant prodige, qui s’offre pour ses 15 ans, le rôle qui va lancer sa carrière : Zoey Bartlet dans la série politique, À la Maison Blanche.

Une actrice aux rôles universels 

C’est par le biais du petit écran que l’actrice, Elisabeth Moss, s’est faite une renommée mondiale. D’abord à travers une succession de rôles secondaires, puis, grâce à des performances plus emblématiques et atypiques. C’est le cas de son personnage de Peggy Olson, dans la déferlante Mad Men. Elle représente à travers ce rôle, le portrait parfait de la femme au travail, dans une série télévisée. D’une jeune fille coincée à une cador de la pub, le personnage de Peggy Olson reflète véritablement la personnalité de l’actrice : une femme à la fois timide et dominatrice. 

Peggy, j’ai toujours voulu faire d’elle un personnage auquel les femmes mais aussi les hommes pouvaient s’identifier, pas seulement dans les années 60 mais n’importe quand.

Selon le New York Magazine, Peggy est l’une des plus grande icônes féministes de tout les temps. Étiquetée à Mad Men, l’actrice a déclaré peu de temps après a fin de la fiction : “Cette série ne cessant d’être rediffusée, je restais à tout jamais Peggy Olson”. Et oui, la bravoure de cet inoubliable personnage ne s’oublie pas et jusqu’en 2015, Elisabeth Moss a tenté de se débarrasser de cette étiquette.  

En 2017, son talent a parlé.

De femme forte à esclave sexuel, chacun de ses rôles contribuent à faire naître une icône féministe. En avril dernier, apparaissait sur le site de vidéos Hulu, un conte dystopique empreint de noirceur, The Handmaid’s Tale. La série relate le monde, tel qu’il pourrait être dans un futur proche. Alors que l’infertilité atteint son apogée, une infime partie des femmes peut toujours enfanter. Elisabeth Moss y incarne la servante Defred, condamnée à procréer dans une Amérique terrorisée par le joug d’une coalition religieuse ultraconservatrice. Un rôle véritablement à la hauteur de son talent. Et en un rien de temps, Elisabeth Moss est devenue sur le petit écran, la figure de l’incarnation de l’émancipation des femmes.

Les rôles que je choisis interrogent la question du féminin, c’est vrai. En fait, je ne vois pas comment on peut ne pas être féministe. Et cela s’exprime forcément dans mon travail.

The Handmaid’s Tale signe la consécration de son plus beau rôle. Grâce à son incroyable performance de June devenue Defred, Elisabeth Moss a reçu, lors des Emmy Awards 2017, le prix de la meilleure actrice. Une récompense méritée, qui montre la capacité de la comédienne à donner de l’envergure à tous les personnages qu’elle incarne. Elle fait partie de ces rares artistes qui réussissent à rendre leurs rôles universels.

En apportant à l’écran son passé de jeune femme réservée, Elisabeth Moss fascine. C’est sans doute ce qu’est allé chercher le cinéaste Ruben Östlund dans son nouveau film, The Square, qui sort dans les salles le 18 octobre. L’actrice y incarne Anne, une journaliste américaine. Tout laisse à croire que ce rôle animera, une fois de plus, les médias et la toile.

Elisabeth Moss fascine et questionne. Elle attise notre curiosité et nous interroge dans chacune de ses performances. Elle est tout simplement, une actrice de son temps qui tente, à travers ses rôles, d’éveiller les consciences sur notre société actuelle. Elle est ce que devrait toujours être, un artiste.

Laisser un commentaire