Interview Chloé Astor : La comédie, le destin de sa vie

interview-chloe-astor-larsruby

Du théâtre au cinéma, il n’y a qu’un pas que la jeune femme n’a de cesse de franchir. Aujourd’hui à l’affiche du premier court-métrage de Clémence Poésy, Chloé Astor revient sur ses débuts en tant que comédienne et son rapport avec le cinéma. Rencontre.

 

J’ai voulu être comédienne très tôt.

 

Vous êtes actuellement à l’affiche du Roi des démons du vent, le premier court-métrage de Clémence Poésy. Vous y incarnez Sophie, une interne aux urgences psychiatriques, surmenée par la vie. Qu’est-ce qui vous a touché à la lecture de ce scénario ?

J’ai été touchée par ces deux rôles de femmes qui se rencontrent. La façon dont leurs énergies et leur monde se bousculent. C’est un scénario qui parle de l’altérité, et qui va vers une ouverture, une harmonie. En ça, la trajectoire de mon personnage était tout à fait intéressante.

Vous avez récemment dit avoir « découvert le cinéma assez tardivement ». Comment est né ce désir soudain de devenir comédienne ?

J’ai découvert le cinéma après mon bac, pendant ma prépa hypokhâgne, c’est vrai. Mais avant ça j’ai toujours fait du théâtre, depuis l’âge de 9 ans. J’ai voulu être comédienne très tôt. Le goût de la langue écrite, l’amusement de la mettre en bouche, de porter un texte, jouer à, et croire absolument à ce que je fais : tout ça m’a donnée envie d’être comédienne.

En dehors du cinéma, vous êtes une grande passionnée de théâtre. Qu’est-ce qui vous fascine dans cet art de la scène ?

Pour approfondir ce que je viens de dire, je dirais que le théâtre me passionne parce qu’il est vivant et mouvant. Parce qu’on le fait/ le joue pour un public qui vibre en même temps. Le théâtre est libre dans sa forme, je pense plus que le cinéma. Il permet encore plus l’onirisme et le rêve, et il est précieux parce qu’il est éphémère, on ne le capture pas. En tant qu’actrice, jouer pour le théâtre me demande d’être plus grande, plus large, de jouer pour plus loin, d’être un vecteur plus long, c’est parfois un exercice d’exaltation. Au cinéma, il y a la même chose à l’intérieur/ la même flamme, on est juste regardé de plus près, il faut être délicat, et faire confiance à ce qui transparaît.

 

Le théâtre est libre dans sa forme, je pense plus que le cinéma.

 

Serez-vous présente au Festival d’Avignon, qui se déroule du 6 au 24 juillet prochains ?

J’y passerai sans doute comme spectatrice. En revanche, il y a de grande chance que j’y sois l’année d’après avec une adaptation de La Reine Margot, mis en scène par Hugo Bardin du Collectif La Cantine.

Avec quels réalisateurs(trices) rêveriez de tourner ? Et pourquoi ce choix ?

Emmanuelle Bercot, parce que j’admire la réalisatrice et l’actrice. Arnaud Desplechin, parce que j’aime l’auteur qu’il est, et son univers me parle énormément.

Si vous deviez définir votre univers en un mot, lequel serait-il ?

Avec un verbe : INVENTER

Laisser un commentaire