Interview : Loïc Paillard et sa recherche de l’émotion

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Ce mercredi 7 mars sort dans les salles, Les Étoiles restantes, la fable à la vie signée Loïc Paillard. Nous sommes allés à la rencontre du réalisateur français, afin d’en savoir davantage sur ce film doublement primé en 2017. Rencontre exclusive. 

Ce film est une déclaration à la vie.

Bonjour Loïc. Votre film Les Étoiles restantes, dont vous êtes le réalisateur, scénariste et producteur, sort dans les salles ce mercredi 7 mars. Comment l’idée de ce scénario vous est-elle venue ?

A la base, j’écrivais une comédie romantique sur fond de road trip, dans la lignée de mes courts métrages. Seulement, je me suis retrouvé bloqué à la moitié de mon scénario. Le personnage de Patrick était écrit mais il était secondaire, c’était seulement l’élément déclencheur pour le départ d Alexandre. Il m’a fallu quelques mois pour me rendre compte que j’allais faire un autre film et que le personnage du père allait avoir un rôle central dans cette histoire. Dès lors, tout est devenu plus fluide. La comédie romantique initiale à petit à petit laissée place à un film plus intime avec un sujet encore plus vaste que l’amour : La quête du bonheur.

En découvrant le synopsis, Les Étoiles restantes se dessine comme une fable à la vie ? Est-ce le premier message que vous souhaitiez faire passer ?

Oui ce film c’est une déclaration d’amour à la vie, avec ses coups durs et ses joies. C’est un film sur les vivants, sur ceux qui restent. C’est aussi pour ça que je ne voulais pas rester que dans le genre dramatique, c’était le plus gros challenge pour ce film. Je parle d’un homme malade, sur le point de mourir, ce n’est pas un sujet très joyeux et pourtant, même dans les pires moments, dans la vraie vie, on trouve toujours de quoi rire. C’est ce que je voulais, que le spectateur soit ému par moment, et qu’il puisse se marrer à d’autres. C’est ma façon de voir la vie, et c’est aussi le cinéma que j’aime.

Votre film a été auréolé de deux prix au Champs-Élysées Film Festival 2017 (Prix du Public du long-métrage français et Coup de Cœur de Titrafilm). Est-ce la première fois que l’une de vos réalisations se retrouve brillamment récompensée ?

Oui pour mes courts métrages j’avais reçu des prix. Mais là, avec un long, c’était encore plus dingue ! On venait de terminer le film, c’était une magnifique récompense et un grand soulagement quand on a vu que le public avait été touché.

C’est important d’avoir cette liberté d’essayer et de se tromper.

La réalisation, c’est quoi pour vous ?

C’est faire en sorte que chaque personne qui travaille sur le film aille dans la même direction. D’où le terme « diriger » les acteurs. J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui sont aussi mes amis dans la vraie vie. Ça m’a beaucoup aidé car je savais qu’ils allaient donner le meilleur pour ce film. Il n’y avait pas d’égo, chacun proposait, on essayait des choses, sans avoir peur de rater. C’est important d’avoir cette liberté d’essayer et de se tromper.

Quels sont vos projets ?

Accompagner le film en salles. C’est un film dit « fragile » car on a pas une présence médiatique aussi forte que les films à gros budgets. Alors notre seule chance pour que le film reste à l’affiche, c’est de solliciter l’aide des spectateurs pour qu’ils en parlent et que le bouche-à-oreille se fasse. En parallèle, j’écris le prochain. C’est un film qui sera dans le même esprit, avec d’autres sujets comme la maternité et l’écologie.

Si vous deviez définir votre univers en un mot, lequel serait-il ?

Poétique ? C’est un mot qui peut sonner film d’auteur chiant mais ce n’est pas le cas !

Les Étoiles restantes : Bande Annonce