« Je suis silencieuse » : le silence d’une mère

Le cadeau de la vie n’est-il pas le plus beau des présents ? Je suis silencieuse de Justine Schmitt et Adrien Lefebure, dépeint avec un silence éloquent, une histoire aussi belle que terrifiante. Un magnifique court métrage, pour un sujet déchirant. À méditer.

140 secondes de pure intensité

De la joie aux larmes. Véritable ascenseur émotionnel, Je suis silencieuse parvient à nous transmettre un florilège d’émotions en seulement 2 minutes 20. Un pari ambitieux, mais brillamment mis en lumière par un duo de jeunes réalisateurs. Pour leur première réalisation ensemble, Justine Schmitt et Adrien Lefebure ont choisi de parler ouvertement d’un sujet délicat : le viol.

Des premières secondes teintées de joie, d’amour et de vie. Marion et Guillaume viennent de recevoir le cadeau qu’ils attendaient depuis si longtemps, un enfant. Mais derrière cette grande nouvelle, se dissimule une sombre réalité. Marion souffre en silence. Une souffrance causée par la plus cruelle des raisons… Et c’est ainsi que les premiers instants, emplis de bonheur, laissent soudainement place à un final déchirant. 

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Je suis silencieuse est une histoire à rebours intelligente et parfaitement mise en scène. En choisissant de mettre en évidence l’ignorance de l’homme face au mal-être de sa femme, les cinéastes ont réussi à briser le silence autour du viol. En effet, les victimes d’agression sexuelle se sentent souvent coupables. Cette culpabilité les rongent de l’intérieur et les poussent bien souvent à rester silencieuse face à ce traumatisme. C’est ce que dépeint avec profondeur cet intense court métrage, teinté de réalisme. Pour le découvrir, rendez-vous juste ICI !