The End Of The F***ing World : amour et déraison meurtrière

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C’est LA série événement de ce début d’année 2018. À la fois terriblement glauque et attachante, The End Of The F***ing World a apporté sur nos écrans, un incroyable vent de liberté. Retour sur une série déjà culte !

Une romance meurtrière

Comme le disait il y a tout juste 50 ans Gainsbourg et Bardot :  “Écoutez l’histoire de Bonnie and Clyde.” Deux criminels éperdument amoureux, à l’image des nouveaux héros du petit écran : James, un adolescent psychopathe et Alyssa, une jeune rebelle. Tout deux unis par leur soif d’indépendance et de liberté, les deux amants décident de s’enfuir ensemble, à la recherche de leur propre avenir. Évidemment, leur intention n’est pas la même. James voit en cette adolescente, une première victime parfaite, tandis qu’Alyssa souhaite s’évader de son sombre quotidien. De leur périple follement mortel va alors naître une idylle discrète et touchante. Et tout comme la romance des plus célèbres braqueurs de banque, l’histoire d’amour de James et Alyssa va se transformer en un véritable cauchemar.

Pour donner vie à ces deux personnages haut en couleur, le réalisateur Jonathan Entwistle a choisi deux acteurs très prometteurs : Alex Lawther, le jeune britannique révélé dans Imitation Game (2014) et prochainement en tête d’affiche de Freak Show, et Jessica Barden, découverte dans Hanna (2011) et The Lobster (2015). Sans aucun doute, les deux prochains visages phares du cinéma !

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Alex Lawther dans le rôle de James

À première vue, on pourrait penser qu’il s’agisse tout simplement d’un condensé de mièvrerie, et pourtant, cette mini-série Netflix est tout ce qu’il y a de plus moderne, original et surtout surprenant. Tel un Bonnie & Clyde des temps modernes, The End Of The F***ing World sort des codes de séries teenage en nous dévoilant au grand jour, le nouveauté portrait de l’adolescent : celui assoiffé de liberté. Et ça fait un bien fou ! On oublie la raison et on se laisse sauvagement porter par cette histoire déjà culte. Et si on y réfléchi bien, l’idylle de James et Alyssa ressemble un peu à celle de Sam et Suzy, les deux pré-ados de Moonrise Kingdom. Du moins, en apparence…

C’est le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventure. 

Notre coup de coeur pour cette série ne tient pas simplement de son scénario un brin décalé, mais aussi de son esthétisme frappant. En effet, l’attrait de cette mini-fiction repose sur les choix artistiques et la qualité de sa réalisation. Très contemporain, The End Of The F***ing World nous offre une sublime photographie mêlée à une B.O. très grunge. Un petit bijou empli de modernité. On en raffole tout simplement. Et à en croire les dernières rumeurs, il semblerait que le duo choc revienne nous hypnotiser dans une deuxième saison. Alors, patience !

The End Of The F***ing World : Bande Annonce

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