The Handmaid’s Tale saison 2 : Ouvrir la porte de la résistance !

La saison 2 de The Handmaid’s Tale est close. Esthétiquement plus belles et émotionnellement plus sombres que les précédentes, les nouvelles pages de la dystopie glaçante ont été à la hauteur de nos espérances. Et on vous explique pourquoi…

 

La liberté, comme tout le reste, est relative. The Handmaid’s Tale

 

Un choc visuel

Comment ne pas succomber à l’esthétisme frappant de The Handmaid’s Tale ? La série, adaptée de l’œuvre littéraire de Margaret Atwood, est un tableau vivant, réalisé avec soin, goût et parfaite cohérence. Le contraste entre les couleurs (le vert des Épouses, le gris des Marthas et le rouge des Servantes) est bel et bien omniprésent et continue d’alimenter le caractère purement insolite de cette fiction.

Et pour cette seconde saison, les producteurs de la série ont choisi de lier deux éléments contradictoires : la beauté et le dégoût. Vous n’avez sans doute pas été indifférents aux nombreuses scènes sanglantes qui composent ces 13 épisodes. De l’oreille coupée, en passant par l’hémorragie de June, pour arriver à son accouchement en solitaire, chacune de ces séquences choquantes ont nécessité un incroyable travail visuel. Le résultat reste, certes quelque peu dérangeant, mais terriblement fascinant. Que dire de plus si ce n’est que la photographie est tout simplement devenue le moteur de la série ?

the-handmaids-tale-esthetisme
Elisabeth Moss alias June/Defred

L’envers du décor

La première saison de The Handmaid’s Tale était centrée sur Gilead, et plus particulièrement sur la maison des Waterford. La saison 2 va plus loin ! Les Colonies et le Canada (pour notre plus grande satisfaction) sont alors mis à l’honneur et nous découvrons, les yeux ébahis, l’incroyable fossé qui se créé entre ces deux mondes si distincts (d’un côté la servitude et de l’autre la liberté).

Cette ouverture permet d’apporter des réponses aux questions qui étaient restées en suspend dans la première saison. Nous prenons ainsi conscience de l’horreur des Colonies, c’est-à-dire des punitions infligées aux femmes qui y sont envoyées, de la courte espérance de vie de ces prisonnières et surtout (LE point positif), de la belle solidarité qui existe entre ces survivantes. On en vient presque à penser, avec une grande cruauté, que le rôle de servante reste la meilleure destinée pour toutes ces femmes.

Autre temps fort de la saison, nous assistons à la rencontre entre les deux mondes, lorsque Les Waterford se rendent au Canada et tombent soudainement sur Luke, le mari révolté de June. Une rencontre, que nous attendions tous ! Cet épisode 9 nous offre un très bel espoir quant au destin de Gilead (mais cependant très vite interrompu…).

the-handmaids-tale-colonies
Les Colonies

L’ascenseur émotionnel

Mais ce qui caractérise pleinement la deuxième saison de The Handmaid’s Tale, c’est son aspect émotionnel. Chaque épisode dégage une émotion particulière, que ce soit par le biais de souvenirs, de rebondissements, ou bien encore de rencontres soudaines.

Rappelons-nous de quelques épisodes : lorsque June tente inlassablement de s’enfuir de cet enfer, de la cérémonie de mariage entre les gardiens et les jeunes filles, sans oublier les retrouvailles bouleversantes entre June et sa fille Hannah (Banana). Des séquences terriblement choquantes, mais qui soulèvent de réelles thématiques liées aux droits des femmes. Des sujets certes alarmants, mais bien omniprésents au sein de notre société. Et là réside tout le succès de cette série !

the-handmaids-tale-emotion
L’une des scènes fortes en émotion, avec l’accouchement de Janine.

Évidemment, tant d’émotion ne serait possible sans la magnifique performance des acteurs/trices. Elisabeth Moss, qui incarne le personnage principal, continue de triompher à l’écran. Elle porte naturellement son rôle d’héroïne forte, insoumise et révoltée, si bien qu’elle est aujourd’hui devenue un modèle pour de nombreuses femmes. De même que pour les actrices Alexis Blondel (Emily/Ofglen), Samira Wiley (Moira), ou encore Madeline Brewer (Janine/Ofwarren). Et en ce qui concerne le personnage de Nick (interprété par Max Minghella), sa relation secrète avec June continue de nous apporter cette vague de bonheur et surtout, d’espérance.

À l’image du final de la première saison, la dystopie glaçante semble se terminer sur un élan d’espoir qui en dit beaucoup sur la suite de La Servante Écarlate. La saison 3 de The Handmaid’s Tale oserait-elle ouvrir la porte de la résistance ? Réponse dans 9 mois !

Laisser un commentaire