Top 5 Dominique Davray, une actrice de second rôle

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Ne voyant pas l’utilité d’attendre la Journée internationale des droits de la Femme pour revenir sur la carrière d’une actrice capable d’en imposer autant que les comédiens cités précédemment, célébrons en ce jour une artiste sensationnelle : Dominique Davray.

Dominique Davray née Marie-Louise Gournay est principalement une actrice de second rôle. On pourra la retrouver dans des rôles secondaires, incarnant généralement des femmes au caractère bien trempé. Ainsi, on la verra tenir tête à Louis de Funès à cinq reprises, à Lino Ventura à une reprise, ou encore Jean Gabin. Profitons-en pour revenir sur 5 apparitions marquantes dans la filmographie de cette femme de caractère, telle qu’on aimerait en voir plus dans le cinéma français de 2018.

5. Le Gendarme en balade (1978) de Jean Girault

Quatrième opus de la saga populaire Le Gendarme portée par Louis de Funès et Michel Galabru, notre équipe (au complet pour la dernière fois) se voit remplacée par une équipe de gendarmes aux capacités hétéroclites mais assez imbue d’elle-même car représentante d’une nouvelle génération qui n’a de nouvelle que le nom qu’elle veut bien se donner. Notre ancienne équipe de gendarmes en profitera pour faire un pèlerinage sur les lieux de leurs anciennes aventures, recroisant au passage Sœur Clotilde, agréable personnage secondaire récurrent et également détentrice du titre de la plus mauvaise conductrice de l’Histoire.

Dominique Davray intervient ici comme subordonnée de Sœur Clotilde. Ce personnage s’illustrera dans nos souvenirs à l’aide de ces répliques qui ne sortiront jamais de notre mémoire : « Qu’est-ce que vous avez dit ? Qu’est-ce que vous avez dit ? Vous savez très bien ce que vous avez dit. Vous avez dit ‘Elle est forte celle là’. Soyez correct !!! » Créditée comme « La sœur forte », décidément même le générique tient à nous faire savoir qu’on tient un personnage auquel il ne faut pas compter briser les ovaires sans en subir les conséquences.

4. Le Tatoué (1968) de Denys de la Patelliere      

Louis de Funès est ici un psychopathe obsédé par le fait de récupérer un original du peintre Mogliani tatoué à même la peau de Jean Gabin. Une confrontation inénarrable marquant les retrouvailles entre Gabin et de Funès, 12 ans après La Traversée de Paris. Confrontation dont Dominique Davray, ici épouse de de Funès, fera les frais au même titre que les autre personnages. Fait marquant, elle est le seul personnage, en dehors de celui de Jean Gabin, à pouvoir tenir tête à son petit nerveux de mari.

3. Calmos (1976) Bertrand Blier

Bien avant que Eleanore Pourriat mette en scène l’idée avec son Majorité opprimée puis la version long métrage Je ne suis pas un Homme Facile, Bertrand Blier nous offrait un univers parallèle dans lequel la femme prenait la palace dominante dans la société. Les deux protagonistes principaux interprétés par Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, sont des machos dans un monde où les femmes n’ont plus à subir la domination masculine et sont organisées pour obtenir ce qu’elles veulent. Ici, Dominique Davray interprète une employée (ou le maton, on ne sait plus très bien) d’une clinique dans laquelle nos deux compères sont le hors d’oeuvre de ces dames.

2. Mélodie en sous-sol (1968) Henri Verneuil

Dominique Davray intervient ici dans un film dont le scénario écrit par Michel Audiard, et pour elle ce ne sera pas la dernière fois. Interprétant le rôle de l’épouse d’un gangster rangé des valises, madame est aux petits soins quant aux fréquentations et aux occupations de son mari. Dans la catégorie des chiens d’aveugle, nous pouvons la classer assez facilement dans la catégorie Rottweiler sans muselière. La tête de Jean Gabin annonçant assez docile à son ancien complice potentiel, « elle est gracieuse ta dame », est assez significatrice. Faire trembler notre Jeannot national c’est un peu l’équivalent du Grammy Awards aux États-Unis.

1. Les Tontons flingueurs (1963) Georges Lautner

Michel Audiard, grand amateur de la littérature de Simonin décide de parodier le style de ce dernier. Sans avoir lu Grisbi or not grisbi, dur de savoir si le personnage incarné par Dominique Davray existe dans le matériau original, mais une chose est sûre : elle incarne très bien la voix d’Audiard au sujet de  la perdition des maisons closes et des méfaits de la technologie, grand sujet de prédilection de cet auteur.

Article écrit par Félicien Hachebé

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